Hors et En

lundi 10 septembre 2012

A-t-on vraiment besoin d’une voiture ?

Comme je vous l’expliquais dans mon dernier article, ma femme et moi hésitons à reprendre une voiture.
Cette réflexion tombe à point, juste avant la semaine de la mobilité (journée sans voiture).
Voici les éléments de notre réflexion…

Nous avons besoin d’une voiture parce que, pour faire court, nous sommes une famille nombreuse !
Détails…
– Avec 5 enfants entre 9 et 1½ ans, partir en vacances sans voiture, par exemple par le train, c’est plus cher, mais surtout difficile, très galère, impossible, impensable, inimaginable, laissez tomber.
– Aller faire les courses à vélo, pour un couple d’amoureux, c’est très bucolique… Mais pour 7 personnes, ça devient plutôt acrobatique ! (comptez environ 18 litres de lait, soit 3 packs, par semaine, puis ajoutez 50 yaourts, « un peu » de chocolat…)
– Et le mercredi ? Aller chercher l’ainé (et son violoncelle) au solfège, emmener le deuxième (et un copain) à la piscine, et il serait bien que notre numéro trois fasse une activité, aussi, cette année, pour éviter de se défouler sur le canapé… Ah zut, il y a aussi le rendez-vous d’ophtalmo de notre fille… Les transports en commun, c’est pratique, mais c’est nettement moins rapide…
– On est toujours en train de réaménager notre maison. Vous croyez qu’on peut mettre des plaques de plâtre dans le tram ? Emporter une baignoire à la déchetterie sur mon vélo ?
– Nous avons accepté des responsabilités associatives, ce qui entraîne quelques réunions vespérales. On peut se débrouiller pour se faire emmener, mais qui remmènera notre babysitter à 23h30 ?

D’un autre côté, nous avons de la chance parce que…
– Je travaille maintenant à domicile, ou à Paris. Je peux donc atteindre mon lieu de travail, suivant les jours, en pantoufles ou en bus+train+vélib.
– Ma chère et tendre ne travaille pas, enfin si, elle a beaucoup de travail, puisque nous avons 5 enfants, mais pour la maison, à la maison.
– L’école est à 5 minutes à pieds (et encore : les pieds de notre fille de 3 ans, qui n’est pas toujours pressée d’avancer)
– Nous avons un supermarché tellement proche de chez nous que je reviens avec le chariot pour le vider directement dans le frigo avant de le remmener sur le parking (et il m’est arrivé d’être plus rapide que ceux qui chargent leur voiture). Il propose moins de choix que le grand hypermarché un peu plus loin, ni les scanners qui permettent de passer plus rapidement à la caisse, mais on ne va pas se plaindre.
– Nous avons 3 lignes de bus et 1 ligne de tram à moins de 1 km.
– J’ai réussi à réparer mon vélo.
– Orléans lance dans une semaine son service d’auto-partage : Auto’Tao. Une station sera à moins d’1 km de chez nous. Aucune voiture ne permettra de mettre 5 enfants (et 4 sièges auto) et 2 adultes, mais on ne se déplace pas toujours avec le cheptel au complet…

Et pour couronner le tout :
– Mes parents, actuellement en coopération à l’étranger, m’ont demandé de veiller sur leur voiture. Équipée de strapontins dans le coffre, elle peut occasionnellement emmener 7 personnes (si il n’y a pas de bagages).

Nous avons donc décidé de tenter l’expérience d’une année sans voiture.

L’idée n’est pas de renoncer à la voiture, mais de profiter de nos conditions actuelles, pour évaluer notre besoin réel. A chaque fois que nous emprunterons la voiture de mes parents, nous noterons le temps, le kilométrage, et le coût si nous avions loué la voiture d’Auto’Tao ou celle d’un loueur privé.
Nous pourrons, à la fin de l’année, faire le bilan de l’expérience, et décider ou non de racheter une voiture…

mercredi 5 septembre 2012

Nouvelle année, nouvelle vie, nouvelle expérience.

J’ai hésité pour le titre de cet article :
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » sonne bien, mais c’est d’un trop haut niveau pour ce que j’ai à dire.
« C’est la rentrée ! » est peut trop classique…
« Le changement, c’est maintenant » a un air de déjà vu…
Mais c’est un peu tout ça que je veux écrire ce soir.

Non, je ne vous parlerai pas de mon bonheur professionnel, je veux vous parler de ma voiture (sujet qui peut paraître inhabituel sur ce blog, mais vous allez vite comprendre pourquoi).

J’avais une voiture qui avait déjà pas mal roulé, puisqu’elle avait dépassé les 15 ans et 350 000km. Mais lors du dernier contrôle technique, le contrôleur m’a confirmé ce que je pensais : ça y est, c’est fini. Paix à son âme.

Première question :
Que faire d’une voiture qui roule encore correctement, mais qui vaut moins que le coût de la remise aux normes ?
Je n’avais pas envie de la jeter dans une casse quelconque. Je m’y étais un peu attaché et je n’aime pas jeter ce qui peut encore servir…
J’ai trouvé une solution plus noble : je la donne demain à une association « les autos du cœur« , qui procédera aux réparations nécessaires pour qu’elle soit sûre et qu’elle aie le droit de rouler. Elle servira ensuite pour une famille qui n’a pas les moyens d’en acheter une.
Tout le monde est content : la future famille, l’association, la voiture et moi.

Deuxième question :
Comment la remplacer ?
Nous avions bien anticipé le besoin et mis de l’argent de côté. Mais en a-t-on assez ? Quelle voiture choisir ? Après avoir, au début de l’été, comparé longuement les petites annonces et le compte en banque, on a fini par se poser la question de notre besoin réel.

On en arrive donc à notre troisième question :
En a t-on vraiment besoin ?

Je vous détaillerai notre réflexion, et notre décision, dans les jours à venir.
Ceux qui sont cependant impatients de connaître la réponse peuvent toujours relire le titre et le premier paragraphe de cet article… 😉

vendredi 20 mars 2009

Grand Equipement Sportif – Grands débats !

Filed under: Actualité,En,Orléans — mazzhe @ 18\0654
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Le 19 mars, une réunion était organisée à la salle de la Cigogne pour présenter aux Orléannais le projet – pardon, l’idée – de grand équipement sportif à l’Ile Arrault, et écouter leurs avis.

Je ne suis pas directement concerné par les nuisances que pourrait produire ce site, mais j’habite quand même St Marceau, et je me pose des questions. J’y suis donc allé avec 2 questions préparées. Je ne les ai pas posées, parce que j’ai estimé avoir eu les réponses au cours de la soirée.

Première question : cette idée soulève bien des inquiétudes au sein de la population. Comment avez-vous prévu d’associer celle-ci au projet ?

Réponse : un groupe de pilotage va être créé. Tous ceux qui veulent y participer peuvent s’inscrire auprès de la mairie de quartier de St Marceau (02 38 56 54 68) ou de la mairie de St Pryvé St Mesmin (02 38 22 63 63)

Deuxième question : Le problème de la circulation et du stationnement va être un point essentiel de ce dossier. Avez-vous envisagé de…
– mettre des parkings à vélo nombreux et gratuits, une station Vélo+?
– fixer un tarif de parking dégressif en fonction du nombre de passager, pour inciter au covoiturage ?
– créer des grands parking auprès des sorties d’autoroute ou des grands axes avec des navettes gratuites et fréquentes ?
– allez-vous mettre en place une surveillance du quartier lors de chaque manifestation, pour éviter le stationnement sauvage ?

Réponse : Ce n’est pas encore un projet. Ce n’est qu’une idée, tout reste à définir, à écrire dans un cahier des charges.

Suite à ces informations, j’ai décidé de m’inscrire pour participer à la rédaction du cahier des charges. J’espère que ce travail pourra se faire de façon efficace (en mettant de côté les questions politiciennes), et que les intérêts de la ville et des habitants soient pris en compte.

Pour l’instant, je n’ai pas d’opinion clairement définie. Comme un certain nombre de gens, je pense que cette salle pourrait être une bonne chose pour Orléans. Je comprends tout à fait le choix de Serge Grouard d’implanter cette salle en ville, pour limiter les déplacements en voiture et mettre de la vie à l’intérieur de la ville et non à la périphérie. Cependant, il est vrai que ce lieu pose de gros problèmes d’accessibilité. Que ce soit à pied, en voiture ou à dos d’escargot, il faudra bien venir et sortir de cet endroit.

A la fin de la réunion, Monsieur le Maire a dit que si on lui démontrait que ce n’était pas possible à cet endroit, il changerait d’avis « bien évidemment« . J’ai bien pris note de cette remarque, et je vais m’impliquer pour voir si oui ou non, études et données précises à l’appui, il est possible de faire transiter 10 000 personnes à cet endroit sans créer de nuisances pour les riverains. Je précise que je pars sans avis a priori, et que j’espère, de ce fait, pouvoir garder une certaine lucidité face aux réponses apportées dans un sens ou dans l’autre.

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