Hors et En

samedi 6 octobre 2012

Expérience « sans voiture » : problème, solution

Premier point d’étape de notre expérience.

Le premier problème rencontré lorsqu’on se sert du vélo comme moyen de transport, c’est la transpiration…
Quand je vais à la piscine ou que je rentre à la maison, ce n’est pas gênant, car une douche m’attend à l’arrivée. Mais quand je dois aller au travail, à une réunion ou chez des amis, c’est plus délicat.

J’ai essayé un anti-transpirant. Le résultat est satisfaisant, car il permet de rester relativement frais (visuellement et olfactivement). Ce n’est cependant pas une solution miracle… Si le corps a vraiment besoin de se refroidir, il trouvera bien un moyen de vous faire suer.
D’ailleurs, en général, il ne se prive pas de vous jouer des tours : vous êtes encore secs lorsque vous arrivez, et le temps d’attacher votre vélo, zou, vous voilà trempé. Mais pourquoi diable ? Ce n’est pas l’effort nécessaire pour soulever une clé qui justifie de vous mettre dans cet état ? Non, bien sûr. Mais tant que vous vous déplacez, le vent suffit à vous refroidir. À l’arrêt, fini le vent, donc le corps remet la clim à fond !

La solution est donc d’arrêter de faire chauffer le corps quand la ventilation est encore suffisante. On lève un peu le pied avant d’arriver, on reste en roue libre ou en pédalant tout doux sur les dernière mètres. Votre corps se met au repos sans avoir besoin de la clim.
Super, non ?
Mmmm… Moui, presque… parce que j’ai toujours un souci, moi : quand j’arrive pour travailler aux Buttes Chaumont, je finis par 200m de montée à 7%… Difficile à gravir en roue libre.
Alors j’ai changé d’itinéraire. Je fais un détour. Mon trajet est plus long, mais la montée est plus tôt, un peu plus douce, et me permet de finir par une minute de calme plat.

Enfin, au cas où, j’ai ajouté un gant, une serviette et une chemise de rechange dans mon sac.

Voilà pour ce problème : ma voiture peut avantageusement être remplacée par un vélo, un déo, un repos et si il faut, un point d’eau !

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dimanche 23 mai 2010

Troll en voie de disparition

Qu’est-ce qu’un troll ?

  • Dans le monde des dieux du Nord, l’Yggdrasil, puis après dans le monde la littérature, le troll est un géant incarnant les forces naturelles.

Le troll mythologique est, semble-t-il, disparu.

Le troll littéraire est, lui, une espèce non menacée. Des nouveaux spécimens naissent régulièrement dans la littérature fantastique et les jeux vidéos.

  • Dans le monde virtuel d’internet, un troll est un message susceptible de générer des polémiques non-constructives. (« Qu’est-ce qui est mieux : Linux ou windows ?« )

Le troll informatique est, hélas, un fléau envahissant qui ne semble pas près de disparaitre. Sa profusion est visible sur de nombreux forums. Merci de ne pas les nourrir…

  • Dans le monde offshore, Troll est un gisement de gaz.

Le Troll offshore est voué à l’épuisement.

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Je veux vous parler aujourd’hui d’une autre espèce de troll, bien réelle : le P-troll (Powerful troll). Cette espèce est en voie de disparition, et sa disparition risque d’être catastophique pour l’humanité. En effet, le P-troll étant super fort, des grandes compagnies l’exploitent intensément et vendent cette énergie.

J’étais vendredi à une conférence organisée par la ZECO à propos de ce P-troll et de l’avenir du monde sans lui. C’était fort intéressant, très clair et à la portée de tout le monde ! Merci MM. Thévard.
Sans en faire un compte-rendu complet, voici quelques notes ou phrases qui m’ont marqué…

Tous les spécialistes sont d’accord : la production de P-troll va cesser de croître. La question est « quand ? ». Un moyenne faite sur 20 modèles différents, du plus optimiste au plus pessimiste, nous dit : « le pic aura lieu en 2022. Après cette date, ça va diminuer. » C’est dans 12 ans ! Mon ainé passera son bac… C’est demain…

Sachant cela, les prix du P-troll vont augmenter. Sans cesse. Mais ce n’est pas grave, car de toutes façons, comme il y en aura de moins en moins, ceux qui en ont le garderont pour eux, et ne le vendront pas ! Donc nous n’en aurons plus.

Bon, mais alors, peut-on remplacer ces trolls par d’autres créatures pour produire de l’énergie ? Par exemple, si au lieu d’exploiter des trolls, on exploitait des humains, ce serait possible ? Oui, mais le P-troll est très très fort ! Pour remplacer le P-troll dans son travail, il faut entre 6 et 60 hommes, suivant le travail à faire.
Imaginez un peu : au lieu d’acheter 1L de P-troll à 1,4€, il faudrait acheter pour 540€ à 5 400€ d’energie humaine (tarif SMIC), c’est à dire 400 à 4 000 fois plus cher ! Aie aie aie…

Actuellement, pour chacun d’entre nous, il faudrait 28 « esclaves énergétiques » pour notre transport, 27 pour notre électricité (pour pouvoir écrire sur nos blogs…), 21 pour le chauffage… Au total, 118 esclaves (dont 5 qui ne servent à rien : ils produisent de l’énergie qui sera perdue.)
Vous imaginez un peu ? C’est une sacrée solution au problème de chomage, non ? (sans compter que ces esclaves là ont eux aussi besoin d’esclaves pour être nourris…)

Donc, plus sérieusement, on ne peut pas continuer comme ça, il faut qu’on accepte de baisser notre consommation d’énergie, pour sauver les trolls, les esclaves et la planête !

Comment faire ? Diminuer la surface des logements, consommer localement et moins, recycler et réparer, etc.

Si il n’y a plus de moyens de transports, l’autonomie alimentaire de la région parisienne est de 2 jours ! Pour la région Centre, c’est plus rassurant : on pourra manger du blé à s’en faire éclater la panse. En revanche, il ne faudra pas compter manger de la viande.

En conclusion, M.Thévard disait : « La seule diminution de nos consommations ne suffira pas. Il faut réorganiser nos modes de vie. Il faut recentrer les besoins vers l’Homme. »

Ca, ça me parle…

lundi 1 juin 2009

L’Europe, l’écologie, le développement durable

J-6 :   2ème épisode…

Quels sont les enjeux majeurs de notre société actuellement ? Pour moi, l’avenir de la terre, de l’humanité, et de l’humanité sur terre sont essentiels. Comment ces problèmes d’écologie et de développement durable sont-ils mis en avant dans les différents programmes ?

Pour Europe Ecologie, on ne sera pas surpris, ce point est très largement développé et mis en avant. Dès l’introduction de leur programme, ils annoncent la couleur : Ils proposent de changer de modèle de développement, de changer de civilisation, de changer d’ère. (Ouf, on s’arrête là. C’est déjà pas mal : un modèle de développement dure de quelques dizaines à quelques centaines d’années. Une civilisation de quelques centaines à quelques milliers d’années, une ère gènéralement plusieurs millions d’années. Notons au passage que l’ère actuelle, l’Anthropocène a débuté vers 1800, lorsque l’action de l’espèce humaine est devenu une force géophysique agissant sur la planète)

Donc, revenons à nos moutons. Le très ambitieux programme d’Europe Ecologie propose de « fixer la
logique d’un nouveau projet
 » en  s’attaquant « à la double racine des crises financières, économiques et écologiques : la dictature du court terme et l’exploitation effrénée des êtres humains et de la nature. »

[…] (l’Europe transformée) reposera sur la protection sociale, la précaution écologique, la prévention des risques, la décroissance de l’empreinte écologique et des flux de matière et d’énergie

Ce thème se retrouve filé dans 6 des 9 piliers de leur programme.
Ils proposent :

  • une communauté européenne des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dotée d’objectifs et de moyens ambitieux pour engager la révolution énergétique.
  • une Politique agricole commune écologique des produits locaux, saisonniers, de qualité et accessibles pour lutter contre la malbouffe, une Union européenne sans OGM, 30% de bio et 100% d’agriculture durable
  • Un Pacte de Coopération Ecologique et Solidaire européen pour remplacer le Pacte de stabilité et de croissance du traité de Maastricht.
  • etc.

Pour l’UMP :

Nous voulons une Europe verte.
Instauration d’une TVA à 5,5% sur les véhicules propres.

C’est tout ? Ha non, c’est un peu court, jeune homme… On pouvait dire, Oh ! Dieu ! Bien des choses en somme… Mais c’est le seul point écologique qu’ils ont noté dans leur tract, en dernière position. Je trouve ça un peu maigrichon. Heureusement, si on travaille plus en fouillant encore, on gagne plus :

Tous les experts sont unanimes : si nous n’agissons pas immédiatement, les scénarios même les plus optimistes prévoient un réchauffement irréversible de la Terre. […]. Le changement de comportement n’est plus une question de calendrier ou de diplomatie, c’est tout de suite !

La réduction des gaz à effet de serre, la conversion à des énergies propres, non-carbonées et la préparation de l’« après-pétrole », voilà l’urgence pour tous.

point 17/30 de leurs propositions : Notre objectif est clair : devenir l’économie la plus sobre en carbone et en énergie au monde ; Proposer un « Stockholm de l’environnement » ( sur le modèle du Grenelle en France) ; Définir les secteurs stratégiques où l’Europe devra concentrer ses investissements et qui bâtiront cette « éco-croissance » comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’eau, la forêt et le bois, les transports, les déchets, le bâtiment, le développement durable, l‘alimentation et les services à la personne.

Point 22/30 : Développer les initiatives durables comme les énergies renouvelables marines, le ferroutage et le transport maritime et fluvial […] ; Associer nos partenaires à la lutte contre le changement climatique […]

Si on s’en tient aux mots, leur engagement semble fort. Cependant si ont lit leur programme « en négatif », on voit qu’il faut attendre le 17ème point pour entendre parler d’écologie, et qu’il n’y a que 2 points sur 30 qui en parlent. Par ailleurs, un « Stockholm de l’environnement » sur le modèle du Grenelle d’ici bas… Quand on voit le succès de l’opération, cela n’a rien de très enthousiasmant de le proposer à une plus grande échelle !
Pour faire bref : ce n’est pas leur priorité. Dommage, c’est une des miennes…

Le Parti Socialiste : La lutte contre le réchauffement climatique arrive en troisième position, après l’économie et l’Europe sociale.

L’Union européenne doit prendre la tête des négociations internationales afin d’aboutir […] à un objectif mondial de réduction, de 30% à l’horizon 2020, des émissions de gaz à effet de serre

Nous proposons d’augmenter le soutien de l’Europe aux pays en développement pour qu’ils puissent lutter contre le changement climatique

[…]définir un projet global et à long terme pour les politiques énergétiques et pour le développement durable de la planète

(et encore quelques propositions à propos de l’énergie)

Pour le Mouvement Démocrate : La vision écologique à long terme est leur 3ème engagement, après l’Europe de la paix et le projet de société humaniste.

Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir.
Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du « durable » dans les décisions européennes.

Puis comme le PS, un vision solidaire avec une aide aux pays en voie de développement :

(en matière d’environnement…) Nous demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes règles.

Enfin, « pour une Europe à l’avant garde du Développement Durable » :

Nous proposons de :
Repenser nos modes de transports, de production et de logement.
Recourir massivement aux énergies renouvelables
Mener un grand programme de recherche européen pour développer les énergies du futur.
Développer les activités économiques issues du végétal
Orienter les financements des fonds sociaux européens vers la formation aux nouveaux métiers du développement durable.
Imposer une notation sociale et environnementale européenne aux grandes entreprises et renforcer leurs obligations en termes de responsabilité sociale et environnementale.
Instaurer une taxe carbone européenne qui pénalisera les énergies fossiles les plus polluantes.
Taxer les pollueurs pour qu’ils soient incités à modifier leur comportement.
Instaurer un moratoire sur les OGM
[…]

Bref…
Pour ce que je considère comme étant le plus grand enjeu auquel nous devons faire face, la réponse de l’UMP me paraît dérisoire, pour ne pas dire inexistante. La réponse du PS est bonne, réaliste, mais pas suffisament ambitieuse.
J’aime beaucoup les propositions du MoDem. C’est un des points forts de leur programme, et leurs réponses sont variées. Je suis en particulier très favorable à une « taxe carbone », qui permettrait de renforcer les petites économies locales aux détriments des délocalisations, et qui changerait les mentalités en utilisant le nerf de la guerre…
Enfin, j’aime aussi beaucoup la vision d’Europe Ecologie sur ce sujet qui est leur cheval de bataille. Toute leur politique, toutes leurs décisions sont croisées avec une vision écologique, durable. Leur seul défaut serait d’oublier que l’Europe n’est pas seule au monde, et qu’il va falloir composer avec les autres grands pollueurs. (le PS parle de négociations internationales, et l’UMP l’évoque rapidement)

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Rappel :
Les références des textes que j’utilise sont indiquées dans mon introduction : ma campagne à moi…
Si vous avez un autre texte, ou une autre lecture, une autre façon de voir les choses, vous pouvez l’exprimer dans les commentaires.

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