Hors et En

vendredi 13 avril 2012

Prévisions de croissance

Vous savez que je suis un très grand économiste… (voir ici)

Je serai donc très court et je ne ferais que citer un article que j’ai réussi à comprendre :

On le voit, tous ne font pas le même postulat. François Hollande et le projet PS retiennent en fait 2% à 2,5% de croissance d’ici à 2015, tandis que l’UMP en reste à 2%. Plus prudent, François Bayrou parie sur 1,5% de croissance.
Sur les dix dernières années, donc depuis 2002, le taux de croissance moyen en France a été de 1,46%.
Il n’ a été supérieur à 2% que trois  années, en 2004, 2006 et 2007.

Voilà.

source : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/10/chiffrage-des-programmes-si-vous-avez-rate-un-episode_1680637_1471069.html

mardi 3 avril 2012

La France dans 6 mois selon Bayrou

Filed under: Actualité,Lois,Présidentielle — mazzhe @ 21\0938
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Si Bayrou était élu, que ferait-il ?

Voici, sur son site, le détail de ses 6 prochains mois si il est élu. Vous ne trouvez pas que ça nous ferait du bien ?

Je détaille juste le premier point : il propose un référendum dès le 10 juin, c’est à dire en même temps que les législatives. Il nous demandera notre avis sur cette question :
« Approuvez-vous le projet de loi-cadre tendant à la moralisation de la vie publique soumis au peuple français par le président de la République ?  »
Dans cette loi, on trouve beaucoup de points très attendus, mais que les candidats des 2 gros partis ne mettront jamais en œuvre :

– l’interdiction du cumul des mandats pour les députés. (et limité à 1 mandant local pour les sénateurs, qui représentent les collectivités locales)

– la reconnaissance du vote blanc, pour pouvoir dire « aucun candidat ne me plaît »

– interdiction pour un parti politique de financer un autre parti (c’est à ça que servent les myriades de micro-partis qui gravitent autour du PS et de l’UMP : recevoir des dons privés et les donner au parti-mère, n’est-ce pas MM. Woerth, de Maistre, Mme Bettencourt et consorts ?)

– l’inéligibilité pour 10 ans en cas de condamnation pour corruption

– l’indépendance du garde des sceaux, des médias, les déclarations d’intérêts, etc…

Franchement, ça ne vous tente pas ? Vous faites confiance à qui pour mettre en place ces lois ? et dans combien de temps ?

Allez, pour lire la proposition de loi en entier, c’est ici.

Ajout :
J’ai envoyé ce soir un courrier à quelques amis pour donner mon point de vue sur ces propositions. Parmi les réponses, je lis « il n’atteindra pas le 2ème tour« . Franchement : est-ce bien un argument ? Que risque-t-on à voter pour lui ? Si il y est, on aura gagné ça, sinon, il sera toujours temps de faire un autre choix  (par exemple : continuer la résistance ou partir à l’étranger ?)
Si vous me répondez, dites-moi « je ne suis pas d’accord » ou « je préfère un autre candidat« , mais pas « je suis d’accord mais je ne voterai pas pour lui parce qu’il ne sera pas au second tour.« 

C’est VOUS qui le faites, le second tour !

jeudi 1 mars 2012

2 candidats, un seul tour.

Dans l’élection présidentielle qui vient, il n’y a que 2 candidats.

Entendez par là : il n’y a que 2 candidats susceptibles d’être élus. Les autres figurants de cette élection se rangent en 2 catégories : ceux qui peuvent atteindre le second tour mais n’ont aucune chance d’être élus, et ceux qui n’atteindront jamais le second tour. On se retrouve donc avec un duel, qui se jouera en un seul tour.

Ces deux candidats sont François Hollande, favori des sondages, et François Bayrou.

Les médias nous rebattent les oreilles avec un autre candidat, que l’on croyait perdu et qui semble remonter péniblement la pente… On nous parle d’un futur hypothétique « croisement des courbes »… Mais regardez mieux ce qu’on ne dit pas : au second tour, les sondages le donnent systématiquement perdu à plate couture. Le meilleur sondage le donne à 10 points (!) de François Hollande !!! (en 2007, il avait gagné avec 6 points d’avance, et les médias avaient jugé cette avance « considérable »…) Et là, pas de resserrement, de perspective de croisement, rien. Ça ne bouge plus depuis des lustres. Bref, ne vous y trompez pas, il s’agit d’un figurant de premier plan, mais d’un figurant qui n’a AUCUNE chance.
En 2007, j’avais alerté mes amis de gauche sur le fait que voter Royal, c’était élire la droite… Ils ne voulaient pas m’écouter et ont préféré élire le président actuel.
En 2012, mes amis de droites seront-ils aussi idiots ?

En 2012, donc : 2 candidats éligibles. 2 François.

Prochain article : Pourquoi faut-il préférer François plutôt que François ?

dimanche 26 février 2012

Marre de la politique ?

Filed under: Actualité,Lois,Présidentielle — mazzhe @ 11\1153
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Vous en avez assez d’entendre parler de financements occultes, d’affaires Bettencourt – Woerth , Karachi ? Vous pensez qu’il faut interdire les faux parti servant uniquement à détourner les lois de financement des partis ? (explications dans Wikipédia)

Vous pensez qu’un homme politique reconnu coupable de corruption ne devrait pas pouvoir se représenter ?

Vous aimeriez que la séparation des pouvoirs soit effective, et donc que le ministre de la Justice ne soit plus dépendant du président ou du premier ministre ? Qu’il réponde de ses choix devant le peuple ?

Vous n’avez pas confiance dans les hommes ou femmes politiques qui se présentent aux diverses élections, et vous aimeriez voter blanc pour dire qu’aucun ne vous convient ?

Vous voulez que les députés élus par le peuple se consacrent à leur travail de député, et que les lois ne puissent plus être votées par 3 députés votant au nom des autres ?

Vous voulez que les élus apprennent le mot « déontologie » et qu’ils fassent la part des choses entre leurs intérêts personnels et les intérêts du peuple qu’ils représentent ?

Vous en avez assez d’entendre parler de parité, sans jamais la voir appliquée sur les bancs de l’assemblée ou ailleurs ?

 

Alors votez OUI au référendum que proposera François Bayrou le 10 juin, en même temps que les législatives, s’il est élu !

Toutes ces propositions, et encore d’autres, qu’il soumettra au vote, sont ici.
(Le texte exact de la loi cadre sera connu avant le premier tout de la présidentielle.)

 

 

mercredi 22 février 2012

Quel gouvernement pour François Bayrou ?

Pour évoquer les soutiens de Bayrou, un collègue me rappelle régulièrement cette phrase de mépris de Staline à propos de la force de l’église catholique : « Le Vatican, c’est combien de divisions blindées ?« … Bayrou, c’est combien de divisions blindées ?
Mais si on regarde à plus long terme, il me semble que le Vatican est toujours là, et qu’il a contribué à la chute du communisme… Comme quoi la force physique ne fait pas tout…

Bayrou, donc, a peu de divisions blindées, mais une certaine force tranquille tout de même… On pourrait aussi dire qu’il n’a pas de pétrole, mais il a des idées…

Mais alors, demandent en chœur tous les journalistes et beaucoup de citoyens, si ses bonnes idées lui permettent de remporter les présidentielles, avec qui gouvernera-t-il ?

Le premier ministre :

Interrogé sur Europe1 le 14 février, François Bayrou décrit son futur premier ministre :

« Portrait robot : femme ou homme de grande expérience, qui aura beaucoup réfléchi à l’état de la France et une idée nette de ce qu’il faut faire, et qui sera capable de rassembler des courants politiques différents. Oui, dans ma tête, il y a une short liste, de peu de noms.« 

le 20 février, dans l’émission « Paroles de candidats » sur TF1, il cite des noms. Pas de permier-ministrables, mais des personnalités dont il se sent proche :

L’homme dont je me suis toujours senti le plus proche est Jacques Delors. Michel Rocard n’est pas loin. J’ai travaillé avec Valéry Giscard d’Estaing. J’ai beaucoup aimé Barre. Voilà un grand courant central.

Le premier ministre peut donc être une personnalité liée aujourd’hui à un parti classé à droite ou à gauche, mais sera quelqu’un du centre. Je pense qu’il existe de nombreux centristes au PS et dans les partis de droite. Personnellement, je pense aussi que François Bayrou pourrait finaliser son choix en fonction des résultats de la présidentielle, voire des législatives.

Bien évidemment, on n’imagine pas qu’il puisse annoncer un nom dès maintenant. La personne citée, aujourd’hui sous les couleurs d’un autre candidat, ne pourrait que nier, alors qu’elle pourrait accepter en mai.

Les ministres :

On connait le Shadow Cabinet du MoDem, ce « gouvernement » de réflexion composé de 22 personnes. Est-ce que ce seront eux, les ministres ? Non.
Non, pour plusieurs raisons…
D’abord, François Bayrou n’est pas le candidat du MoDem. C’est un candidat des français. (Voyez-vous un logo MoDem sur sa page de campagne ?) Même s’il est bien sûr soutenu par son parti, il rassemble plus largement, et veut être un président rassembleur, donc plus large que les seules troupes du MoDem. On trouve d’ailleurs dans son équipe de campagne des personnalités qui ne sont pas du MoDem.

François Bayrou a annoncé à de nombreuses reprises que pour sortir la France de l’état (et aussi l’État) dans lequel elle se trouve, il fallait un gouvernement d’union nationale. Il faudra donc des ministres de gauche et de droite, qui acceptent l’idée de travailler ensemble pour diminuer la dette publique et remettre le pays d’aplomb.

Par ailleurs, j’ai beaucoup aimé ce qu’a dit dimanche dernier Patrick Beauvillard, conseiller régional d’Aquitaine. Il était invité à St Jean de Braye (près d’Orléans) pour le lancement de la campagne de François Bayrou dans le Loiret. Il a expliqué que la faiblesse de Bayrou était aussi sa force. On dit qu’il est seul, isolé, qu’il n’a pas un gros parti… Cela lui permet d’être libre.
Contrairement au PS où on négocie déjà des postes (pour la présidence de l’assemblée nationale, pour Matignon ou divers ministères…), où une alliance avec les verts oblige à placer certaines personnalités, où les différents courants pesés et mesurés lors des derniers congrès « doivent » être représentés… Contrairement au parti présidentiel, où les postes sont promis pour éviter que les rats quittent le navire en perdition, où l’on réserve des places pour le fils ou des sièges confortables aux centristes qui affichent une préférence présidentielle… François Bayrou ne doit rien à personne, il est libre. Il peut choisir les personnes sur leurs seules compétences et volonté de travailler ensemble ! Patrick Beauvillard expliquait que les proches de Bayrou connaissent sa personnalité, savent qu’il ne leur promettra rien, et qu’ils ne seront pas choisis. S’ils le soutiennent, c’est parce qu’ils pensent que c’est la bonne façon d’envisager le choix d’un gouvernement !

Je ne sais donc pas qui seront les ministres de François Bayrou s’il est élu. Mais je sais qu’ils seront choisis sur des critères de compétence, et non d’allégeance.

Voilà, je profite de cet article pour évoquer l’actualité de ce matin, qui rejoint un peu mes propos : l’humoriste Gérald Dahan vient de se faire virer de la radio où il travaillait, parce qu’il a diffusé un canular où Nicolas Dupont-Aignan, piégé par ses soins, disait du mal de l’actuel président.
A partir de cette scandaleuse censure, je voulais attirer votre attention sur les propos de Nicolas Dupont-Aignan, qui a dit des choses très intéressantes sur les 3 principaux candidats :  « Le meilleur, entre les 3, c’est Bayrou, il n’y a pas photo. Lui n’est pas acheté par les mecs du CAC40, il n’est pas lié au fric, il a un côté Mitterand ! Sa faiblesse, c’est d’être solitaire… »
CQFD…

samedi 11 février 2012

Éducation : comparaison des discours de François Bayrou et François Hollande

Les François parlent aux François :

C’est toi qui portes l’espoir, François, nous comptons sur toi.
– C’est bien de porter un beau prénom comme ça, pour être président !

Mais qui est-ce qui parle ? Bayrou ? Hollande ? Fillon ? Bonneau ? Mitterrand ? Baroin ?
Ici, il s’agissait de l’accueil de François Hollande par François Bonneau, président de la région Centre, le 9 février, pour le discours du candidat à la présidentielle sur l’éducation. J’ai été amusé de voir que ces phrases, qui ont été prononcées comme cela, sans patronyme, pourraient sans doute recueillir les suffrages de beaucoup de François, pardon, de Français.

Comme j’avais assisté au forum « Instruire, former, éduquer » de François Bayrou la semaine dernière, et que François Hollande prononçait son discours sur l’éducation à moins de 5 km de chez moi, je me suis dis que c’était l’occasion de comparer les deux discours.

Pour ma part, je les ai trouvés assez proches, et j’en suis très heureux : cela laisse espérer du mieux dans le système éducatif français pour le prochain quinquennat. Voici donc, mises côte à côte, quelques déclarations des deux François. Vous y verrez des points communs et quelques différences.

Les grandes déclarations :

FB : L’école, c’est la République.
FH : Je suis venu  vous parler de l’Ecole de la République, qui est le fondement de notre pacte démocratique.

L’école est une priorité liée à l’économie :

FB : Nous considérons que les deux verbes produire et instruire, sont intimement liés c’est-à-dire qu’il n’y a pas de « réarmement » productif du pays si, en même temps, il n’y a pas un « réarmement » éducatif. L’un soutient l’autre et l’un et l’autre sont liés comme une condition nécessaire pour la réussite du projet.
FH : J’ai voulu mettre la jeunesse au premier rang de mes engagements parce qu’elle est la condition de notre redressement. La compétitivité, dont on va nous parler beaucoup au cours de cette campagne, ce n’est pas seulement une comparaison entre des coûts […]  la compétitivité c’est la capacité technologique, c’est l’investissement humain, c’est le savoir-faire, c’est le niveau de formation d’une Nation. Notre jeunesse nous fournit les meilleures armes dans la mondialisation.

La reconnaissance et le statut des enseignants :

Ce thème est très présent dans le discours de François Bayrou. Je ne mets ici qu’un extrait, si vous voulez tout lire, vous trouverez le lien vers le discours en bas d’article.

FB : Je suis pour une société qui s’affirme solidaire avec ses enseignants. […]. De sorte qu’il est juste et nécessaire, de rappeler que les enseignants travaillent sauf exception beaucoup plus de 35 heures ! Les chiffres du ministère eux-mêmes le disent.
Orientation 4 : il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. […] Je ne suis pas favorable à ce que l’on remette en cause le décret qui définit le statut des enseignants.
FH : Si nous voulons qu’il y ait des équipes pédagogiques, un nouveau temps de travail, un déroulement de carrière, une pérennité des équipes, une coordination avec les autres institutions… : bien sûr qu’il faut une politique d’éducation avec les moyens nécessaires ! […] Quel avenir a un pays qui maltraite ses professeurs ? Qui se trouve incapable d’en recruter pour assurer les besoins d’instruction et d’éducation ? Mais refuser d’entrer dans la discussion du statut des enseignants, ce n’est pas pour autant considérer que le métier ne doit pas évoluer, que ses missions ne doivent pas être discutées.

François Hollande est moins clair sur ce sujet… Il dit vouloir « un nouveau temps de travail », mais donner de précisions. Que doit-on lire entre les lignes ?

Adapter les moyens humains pour faire baisser l’inégalité des chances :

FB : Orientation 14 : Pour prévenir ces échecs, il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.
FH : L’encadrement scolaire, notamment dans les écoles qui cumulent le plus de difficultés – sociales, familiales, territoriales – aux moments clés de la scolarité, sera là encore renforcé. Et je m’engage sur le principe : plus d’enseignants que de classes. Parce que, parfois, il faut y mettre la présence humaine indispensable si on veut lutter contre l’échec.

Les rythmes scolaires… :

FB : Orientation 18 : les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures de cours sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne devraient pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire presque autant que leurs parents. Ceci signifie évidemment un allégement des horaires pour un grand nombre d’élèves. Les heures ainsi gagnées seront utiles aux enseignants pour le travail en commun, et aux établissements pour des programmes au choix qu’ils pourront élaborer.
FH : Les rythmes scolaires seront réformés, en allongeant le temps sur l’année et en diminuant les surcharges journalières, sans diminuer bien sûr le temps passé à l’école.

Les élèves en difficulté, le réseau d’aide :

FB : Orientation 10 : Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, pour la plupart du temps d’ordre pédagogique ou de l’ordre des capacités. Les repérer tôt par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre soit au sein de l’école soit par l’intervention, plus souvent encore, de pédopsychiatres. [ C’est ] un service à leur rendre et probablement la stratégie la plus efficace contre l’échec scolaire.

Je n’ai trouvé aucune proposition dans le discours de FH sur ce sujet…

Le premier lieu d’éducation :

FB : Orientation 11 : le premier lieu de l’éducation c’est la famille : favoriser la mise en place -je n’ai pas trouvé de meilleur nom- d’écoles de parents associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leur enfant, me paraît-là une vraie aide, une vraie assistance aussi aux enseignants.
FH : j’ai décidé de faire de l’école maternelle et de l’enseignement primaire une priorité. Parce qu’il faut commencer par le commencement. Il faut investir là où l’arme éducative est la plus efficace.

(Si c’est différent, on notera cependant que ce n’est pas incompatible…)

La pédagogie : (question très importante à mes yeux ! Comme les autres, me direz-vous…)
Je mets en commentaire (pour ne pas alourdir l’article, déjà trop long) le texte de Bayrou concernant son idée de la pédagogie.

FB : Orientation 12 : la question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie mais par l’évaluation des résultats.
Et je considère que ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage, c’est à la classe, au résultat effectif, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raison idéologique. Et c’est donc par l’évaluation des résultats que l’on doit trancher de la question des méthodes.
FH : Les pédagogies doivent évoluer. Le travail en équipe doit être encouragé. Le recours aux exercices, à l’implication des élèves, tout autant. Tout ce qui doit être fait, c’est pour permettre l’épanouissement de l’élève.

Selon moi, il y a une phrase de trop chez Bayrou : la question des méthodes ne sera jamais tranchée. Si les évaluations sont bien faites, je pense qu’elles montreront que certaines méthodes marchent bien avec certains élèves, et d’autres méthodes avec d’autres élèves. On ne trouvera pas une méthode universelle, même (et surtout) si on fait de tout, comme le propose Hollande…

La formation des enseignants :

(juste une parenthèse sur le bilan de ce qui a été fait de la formation pendant le quinquennat qui s’achève : lisez ici ce qu’en dit la cour des comptes, c’est accablant !)

FB : La reconstruction d’une année de formation en alternance avec exercice dans la classe et transmission de l’expérience d’autres enseignants est impérative et étroitement liée au contrat de progrès dans l’Éducation nationale. Il s’agit du moyen et du seul moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et plus assurés. Il s’agit d’armer les jeunes enseignants et de leur faire ainsi gagner des années d’expérience.
FH : Les systèmes éducatifs les plus performants sont ceux qui assurent une formation initiale et continue des professeurs, de grande qualité. […] Donc, je rétablirai la formation initiale et continue des professeurs. Les universités auront la responsabilité de cette formation. Les actuels IUFM se transformeront en Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation. Je souhaite que tous les professeurs, quels que soient leurs niveaux de recrutement, qu’ils se destinent à enseigner en maternelle ou qu’ils se destinent à être à l’université, partagent un moment de formation commun dans ces écoles supérieures. C’est cela, la République ! C’est l’échange entre la théorie et la pratique, la recherche pédagogique, l’expérience et les niveaux de formation. L’année de stages sera donc rétablie.

Si leurs avis sont proches, je reconnais avoir un faible pour l’idée de Hollande d’une école universitaire supérieure du professorat et de l’éducation pour tous les futurs enseignants.

Le collège (unique ?) :

Ici, c’est François Hollande qui donne plus de détails, que vous pourrez retrouver en lisant son discours. Je ne mets que quelques extraits.

FB : Orientation 15 : le collège doit être diversifié. Il est normal et juste que la nation veuille garantir un bagage à tous les enfants, mais ce bagage de connaissances et de méthodes ne peut être apporté dans l’uniformité. Pour un certain nombre d’élèves en situation de rejet de l’école un « collège hors les murs » avec des pédagogies adaptées doit permettre une reconstruction et le retour, s’il le souhaite, à la voie classique.
FH : le collège unique permet aussi la diversité des parcours. Ce n’est pas un système où tous les élèves passent sous la toise. Nous avons besoin d’une structure commune à tous les élèves. […] Mais, en même temps, l’orientation ne peut pas être trop tôt – sinon, nous savons bien qu’elle sera un déterminisme social, une sélection en fonction du milieu où les enfants de pauvres iront toujours dans les mêmes filières. […] je refuse une orientation dès la fin de la cinquième, parce que c’est trier encore au plus tôt et aggraver les inégalités. Ce que je veux, c’est l’inverse : permettre à chacun de construire ses choix positivement, lui donner la possibilité d’acquérir des moyens de sa culture, de sa citoyenneté, de sa liberté, dans un collège qui réunit tous les enfants de la République.

La formation professionnelle :

FB : Orientation 21 : .l’enseignement professionnel doit reposer non pas sur l’élimination mais sur la vocation, par la découverte des métiers, par l’alternance ou l’apprentissage.
FH : [je veux] faire de nos filières professionnelles des vraies filières d’excellence, avec des orientations positives et pas imposées, et des débouchées assurées, et pas subis.

Les nouvelles technologies :

FB : Orientation 30 : réflexion générale sur l’éducation numérique. C’est très important pour l’avenir. Je vous ai dit ce que je pensais d’Internet, de ses chances et de ses risques. Moi qui le pratique quotidiennement comme beaucoup d’entre vous, je pense qu’il y a là un gisement de progrès considérable. En même temps, je veux dire qu’il n’y a pas d’éducation qui soit déshumanisée, il n’y a pas d’éducation qui soit entièrement dématérialisée et que les ressources de ce que l’on appelle le e-learning sont, pour l’avenir, en même temps un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte, et un univers qu’il nous faut apprendre et que les jeunes, les élèves et les étudiants doivent apprendre
Je propose une réflexion générale sur la coopération entre l’enseignement numérique et l’enseignement classique traditionnel dans les classes.
FH : les nouvelles technologies ne peuvent pas rester à la porte de nos écoles, de nos établissements. […] chaque élève de collège, dans mon département, reçoit dès la sixième un ordinateur portable. […] Le problème est que les enseignants n’ont pas été formés à ces nouvelles technologies. Il faudra faire un grand plan de formation pour ces nouvelles technologies, si nous voulons les diffuser.

Le respect, et la sécurité :

FB : Le calme, le respect, l’attention particulière aux élèves, la sécurité des enfants et des parents, l’assurance que les enseignants retrouveront la
sérénité dans leurs cours, cela nous allons le reconstruire et nous allons le reconstruire dans l’école de la République.
Orientation 3 : il faut refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle entre élèves et enseignants, à l’égard des enseignants et dans la cour de récréation.

FH : respect de l’enseignant, respect de l’autorité, respect des lois. Et, là aussi, le respect s’enseigne […] L’autorité, aussi, doit être restaurée. L’autorité fondée sur les qualités morales et intellectuelles reconnues, et sur l’exemplarité de celui qui la détient.

Et, à cet égard, la sécurité doit être assurée, aussi, dans les établissements. […] j’ai proposé d’augmenter la présence des adultes dans les établissements et de permettre un travail en équipe, une stabilité de ces équipes et la création d’un nouveau métier : chargé de la sécurité et de la prévention, dans les établissements qui sont les plus exposés aux violences.

Les exigences ministérielles qui éloignent de la classe :

FB : Orientation 8 : arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication des réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie et ne sert à rien.
FH : Il y aura aussi la fin des évaluations permanentes, qui aujourd’hui accablent les professeurs et qui ne produisent que des statistiques. Bien sûr que je suis favorable à l’évaluation de l’école, mais à une évaluation indépendante et incontestable.

L’histoire en terminale S :

FB : Je suis déterminé à rétablir l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique.
FH : Je rétablirai l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique.
(Sans commentaire…)

Voilà…

Je n’ai mis ici que les phrases de « profession de foi » ou de projet, qui permettent de mieux connaître le candidat. Je n’ai pas remis les nombreuses phrases qui parlent du bilan du quinquennat, de l’état de l’Éducation Nationale aujourd’hui, des erreurs passées… Les deux François sont d’accord sur ces constatations très négatives (qui constituent d’ailleurs plus du tiers du discours de François Hollande, comme le montre cette image)…Part des constatations négatives ou attaques dans le discours de F.Hollande

J’ajoute quelques remarques plus personnelles sur ce que j’ai pensé de ces 2 interventions :

D’abord sur la forme :

Je trouve que François Bayrou est plus à l’aise dans son discours. François Hollande, au début, lisait plus qu’il n’habitait son discours. Par ailleurs, j’ai regretté que dans un discours d’une heure, François Hollande ne parle qu’une demi-heure du sujet annoncé : l’éducation. Le reste était, selon moi, hors sujet. J’étais venu pour entendre des idées, pas des attaques… François Bayrou, de son côté, a consacré près de 5h au sujet, dont 1h pour son discours.

Puis sur le fond :

J’ai trouvé que les idées de François Bayrou, si elles sont bonnes, ne sont cependant pas très innovantes. C’est sans doute son choix, car il souhaite proposer des évolutions, et non des « réformes à perpétuité qui déstabilisent l’institution ». Je préférerais, cependant, une réforme en profondeur, une « refondation », qui permette, si elle est bien faite, d’éviter des nouvelles réformes tous les 5 ans.

Les propositions de François Hollande, que je trouve très proches de celles de François Bayrou, me semblent un peu plus déstabilisantes, mais c’est justement le changement, le mouvement vers l’avenir, que j’aime. J’apprécie son idée d’école supérieure de l’enseignement. Je suis surpris de ne rien trouver sur les élèves en difficulté, alors que la proposition de François Bayrou sur le sujet me parle beaucoup !

Pour conclure, je devais choisir un programme pour l’éducation nationale, je préférerais sans doute celui de François Hollande. Mais en avril, il s’agira d’une question beaucoup plus large ! Il s’agit de choisir quelqu’un qui aura une responsabilité de TOUTE la France, pas seulement l’éducation. Et là, j’ai plus de craintes en voyant François Hollande. Il souhaite donner des moyens très importants à l’éducation, en recrutant 60000 personnes, en investissant lourdement pour l’école,  mais il le dit lui même : « Nous n’avons pas les moyens budgétaires que notre politique pourrait, éventuellement, espérer. » Pour financer son programme, il table sur des prévisions de croissance auxquelles personne ne croit. Même des socialistes le disent ! (voir sur Rue89)
Où ment-il ? Est-ce qu’il va renoncer au retour à l’équilibre, ou à ses propositions ?

Peut-on se permettre de prendre un tel risque ? Non. Je ne voterai pas pour des belles idées qui ne seront pas réalisables.
Je choisirai le programme plus réaliste de François Bayrou.

Références : Discours de clôture du forum « Il n’est de richesse que d’hommes. Instruire, former, éduquer », par François Bayrou, le 4 février 2012
Discours de François Hollande sur l’Ecole et la Nation à Saint Jean de la Ruelle, le 9 février 2012


mercredi 8 février 2012

Il n’est de richesse que d’hommes

Samedi a eu lieu le deuxième forum thématique de François Bayrou, ayant pour titre « Instruire, éduquer, former – Il n’est de richesse que d’hommes »

Comme le sujet m’intéresse et que les propos de certaines personnalités à ce sujet m’inquiètent, j’avais écrit ici mes états d’âmes, et j’avais envoyé un courriel à François Bayrou et Jacqueline Gourault. Ils m’ont tous les deux répondu personnellement (je les remercie !), et invité à participer à la journée de samedi.

Cette journée s’est révélée très intéressante, et rassurante.
J’ai participé, pour ma part, à la table ronde « Instruire : les chemins de la réussite ». Les intervenants étaient variés. Il y avait des grands noms, comme Dominique Versini, défenseur des droits des enfants, des grands responsables, comme un inspecteur général de l’EN, des ouvriers du quotidien : professeurs, directeurs, des parents d’élèves, des responsables associatifs en lien avec l’école. Certains intervenants venaient d’autres mouvement politiques, comme EELV et la Gauche Moderne.
Les avis exprimés ont été riches, très différents, parfois contradictoires. Pour tenter de synthétiser, on peut dire qu’il y a 3 visions de l’école dans la société, et 2 grands courants pédagogiques au sein des enseignants.

La première vision de l’école, que me vantait ouvertement un de mes correspondants sur Twitter, est celle d’une école à 2 vitesses, pour ne pas mélanger « les enfants d’enseignants ou de fonctionnaires » et ceux de la « plèbe illettrée » (les mots ne sont pas de moi, mais ils m’ont fait comprendre qu’il y a réellement des personnes qui disent cela !). Cela permettrait, selon mon correspondant, d’éviter le nivellement par le bas. C’est une vision que je ne partage pas : enfermer quelqu’un dans une caste méprisable, c’est inhumain.

La deuxième vision de l’école est celle du libre choix. Les établissements sont libres de recruter leurs enseignants, de mettre en place les projets, les pédagogies, les contenus qu’ils souhaitent. Les parents sont libres de choisir l’école pour leurs enfants. Cette vision là, qui met les établissements en concurrence entre eux, favorise le communautarisme, le repli sur soi. Je la pense aussi génératrice de tension sociale, de lutte de bandes entre les élèves de l’école Machin et ceux de l’école Bidule… C’est néanmoins la vision qu’ont un certain nombre de nos concitoyens, dont certains en responsabilité.

Enfin la troisième vision de l’école est celle d’une école, accueillant tout le monde, refusant les discriminations (sociales, racistes, sexuelles, sanitaires, intellectuelles, religieuses, etc.) , et laïque. C’est la vision qui a conduit à l’école actuelle, l’école de la République Française, de la société française dans sa diversité. Si on souhaite garder ce modèle, il faut l’adapter, lui donner un nouveau souffle, pour qu’elle puisse accomplir au mieux sa mission et faire baisser les inégalités.

Dans cette école, quelle que soit la vision que vous souhaitiez, les enseignants peuvent privilégier, pour faire court, deux pédagogies différentes défendues respectivement par les « républicains » et les « pédagogistes ».

Les tenants de la pédagogie républicaine souhaitent centrer l’école sur les apprentissages. Le programme doit être axé principalement sur les matières fondamentales que sont le français et les maths, et c’est le maître qui apporte les connaissances nécessaires aux élèves (au pluriel). L’apprentissage se fait principalement par la mémorisation et l’entraînement. (je simplifie, je caricature, c’est juste pour faire apparaître les grands traits).

Les défenseurs de la pédagogie « pédagogiste » souhaitent centrer l’école sur l’élève (au singulier). Le programme doit être plus ouvert, comme l’est la société actuelle, avec, à côté du français et des maths, l’utilisation des nouvelles technologies, des langues vivantes, davantage de découvertes culturelles… Le maître, spécialiste de la pédagogie, apprend au élèves comment ils peuvent acquérir eux même les connaissances, avec son aide, bien sûr. Il doit différencier, adapter les méthodes en fonctions de capacités de chaque élève. L’apprentissage se fait d’abord par la réflexion et l’application concrète, en lien avec le vécu des élèves et la société.

J’ai été rassuré par cette journée, car la vision qu’a François Bayrou de l’école est la même que moi : celle d’une école qui rassemble, une école républicaine, une école pour tous, une école qui respecte les différences. J’ai aussi été rassuré par le fait qu’en ce qui concerne les méthodes pédagogiques, François Bayrou, en bon centriste, rassembleur, a entendu les interrogations des enseignants, et souhaite y répondre rationnellement. (Je ne suis pas dupe : il sait bien aussi que si il veut rassembler le plus de voix sur son nom, il ne doit pas se mettre à dos la moitié des enseignants… ) Il avoue qu’il a bien une préférence, mais que ce ne sont pas ses convictions qui doivent dicter les choix pédagogiques de la nation, mais les résultats des différentes méthodes. Il souhaite donc évaluer la réussite des méthodes d’apprentissage . Observer les méthodes utilisées par les enseignants dans les classes qui réussissent.
Dans mon courriel, je lui demandais comment il évaluait la réussite d’un enseignant, afin de la distinguer du milieu dans lequel il exerce et des moyens dont il dispose. Il m’a répondu que cela se ferait par la comparaison de l’évolution des élèves sur un an, dans des classes comparables. Il me reste quand même des questions… Cela implique donc une évaluation en début d’année et une à la fin ? Pour toutes les classes, ou pour des échantillon ? Systématiquement, chaque année, ou juste au début, pour une durée d’étude ?

Bref… Je n’ai parlé ici que des méthodes d’enseignement, parce que cela me tenait à cœur, mais les propositions de Bayrou sont beaucoup plus larges que ça. Comme je ne pense pas trouver le temps de vous commenter ses trente orientations, je vous propose de les retrouver ici : instruire, former, éduquer.

Comme bilan de cette journée, je retiendrai une phrase de l’Hérétique, sur twitter :

Si je n’étais pas déjà pour @bayrou je le serais devenu aujourd’hui

vendredi 3 février 2012

Gauche ou droite ?

Je vous invite à lire l’édito du journal Ouest-France d’aujourd’hui.

Il revient sur les annonces économiques de François Bayrou, et les compare avec les idées de gauche et de droite.

Je retiens que le programme est calculé sur les projections de croissance pessimistes – mais sans doute plus réalistes – des organismes internationaux, 1 point au-dessous des prévisions plus idéalistes de ses concurrents… Si en définitive, la croissance est meilleure, la marge de manœuvre pour l’état en sera plus grande.

J’y retiens des mesures « de gauche » et des mesures « de droite », qui confirment sa position centrale, équilibrée.

Enfin, je retiens aussi l’interrogation finale de M.Urvoy, l’éditorialiste, qui s’inquiète que ce bon projet ne pourrait pas être mis en œuvre sans alliance. J’aimerais le rassurer (mais je doute qu’il me lise) : d’après moi, si François Bayrou est élu, nombreux sont ceux, à droite comme à gauche, qui pensent que son programme est bon, et seront prêt à travailler avec lui. On le voit bien aujourd’hui avec tous les soutiens qui, sentant le navire couler, lui arrivent par la droite… On le verra aussi à gauche, mais il faudra attendre un peu plus. Vous verrez : dès que les Français diront « c’est François Bayrou le plus crédible pour gouverner la France », des hommes (ou femmes) politiques de gauche le diront aussi.

C’est par ici : Bayrou fait le pari de la vérité

 

 

samedi 28 janvier 2012

Le parti pirate et la license globale

Pour ou contre la HADOPI ? Pour ou contre la licence globale ? Les réponses varient en fonction des candidats à la présidentielle.

J’ai lu aujourd’hui une étude du parti pirate (qui ne présente pas de candidat à la présidentielle) reprise par François Bayrou (qui se présente à la présidentielle) qui explique pourquoi la licence globale n’est pas une bonne idée.

Plusieurs points sont détaillés dans cette étude, par exemple que la rémunération des ayant droits en fonction du téléchargement de leurs œuvres serait d’abord profitable à … l’industrie pornographique, dont les « œuvres » représentent 35% des téléchargements ! Si on veut exclure ce type de réalisation cinématographique de la licence globale, il faudrait définir une frontière entre l’art « moral » et l’art « porno », ce qui peut poser des difficultés…
L’autre point important, qui est celui repris par François Bayrou pour expliquer l’évolution de ses idées, est qu’il serait possible de tromper le système de rétribution, afin de favoriser des artistes au détriments de certains autres. La répartition ne pourrait donc pas être juste, équitable.

Je vous soumets donc une idée, mixte entre le téléchargement légal et la licence globale. L’idée de François Bayrou est la suivante : développer le téléchargement à bas coût. Je propose que sur chaque abonnement internet, il y ait une petite contribution « globale », puis pour chaque téléchargement, l’internaute paye quelques centimes (par exemple sur sa facture internet, avec une facture détaillée des ses « consommations culturelles »). Les auteurs seraient rémunérés sur ces fonds récoltés, en fonction du nombre de téléchargements payants. Ce double système permet :
– que le coût du téléchargement soit vraiment bas, puisqu’une part du coût est payée par tous les internautes, de façon globale
– que les auteurs soient rémunérés en fonction de leur succès, prouvé par le paiement de leurs œuvres par les internautes
– de lutter contre le piratage, si le coût par œuvre est vraiment très bas. (1€, c’est trop cher !)
– d’éviter la « fraude au téléchargement », évoquée par le parti pirate, si la part « globale » de chaque œuvre est au maximum équivalente à la part payée par l’internaute. (il ne faut pas qu’il soit rentable à un artiste de télécharger de nombreuses fois son œuvre)

Qu’en pensez-vous ?

Mediapart2012

Filed under: Actualité,Hors,Internet,Présidentielle — mazzhe @ 12\1256
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Hier, j’ai regardé l’interview de François Bayrou par l’équipe de Médiapart, première de leur émission spéciale présidentielle : médiapart2012. J’ai beaucoup apprécié cette émission, et la qualité des journalistes. Je regrette de ne pas avoir pu suivre les débats plus tôt dans l’après midi, dont vous pouvez retrouver le programme ici.

J’encourage vraiment ceux qui le peuvent à s’inscrire sur leur site. Des journaux comme celui-ci méritent qu’on les soutienne. Leur prochaine journée « médiapart2012 » sera le 24 février, avec Eva Joly. Puis viendra JL Mélenchon…

L’accès à l’émission est payant (mais ça vaut le coup !), mais je vous invite à découvrir (gratuitement) leur publicité pour le suivi de la campagne présidentielle. Je la trouve aussi très bien faite.

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