Hors et En

samedi 6 octobre 2012

Expérience « sans voiture » : problème, solution

Premier point d’étape de notre expérience.

Le premier problème rencontré lorsqu’on se sert du vélo comme moyen de transport, c’est la transpiration…
Quand je vais à la piscine ou que je rentre à la maison, ce n’est pas gênant, car une douche m’attend à l’arrivée. Mais quand je dois aller au travail, à une réunion ou chez des amis, c’est plus délicat.

J’ai essayé un anti-transpirant. Le résultat est satisfaisant, car il permet de rester relativement frais (visuellement et olfactivement). Ce n’est cependant pas une solution miracle… Si le corps a vraiment besoin de se refroidir, il trouvera bien un moyen de vous faire suer.
D’ailleurs, en général, il ne se prive pas de vous jouer des tours : vous êtes encore secs lorsque vous arrivez, et le temps d’attacher votre vélo, zou, vous voilà trempé. Mais pourquoi diable ? Ce n’est pas l’effort nécessaire pour soulever une clé qui justifie de vous mettre dans cet état ? Non, bien sûr. Mais tant que vous vous déplacez, le vent suffit à vous refroidir. À l’arrêt, fini le vent, donc le corps remet la clim à fond !

La solution est donc d’arrêter de faire chauffer le corps quand la ventilation est encore suffisante. On lève un peu le pied avant d’arriver, on reste en roue libre ou en pédalant tout doux sur les dernière mètres. Votre corps se met au repos sans avoir besoin de la clim.
Super, non ?
Mmmm… Moui, presque… parce que j’ai toujours un souci, moi : quand j’arrive pour travailler aux Buttes Chaumont, je finis par 200m de montée à 7%… Difficile à gravir en roue libre.
Alors j’ai changé d’itinéraire. Je fais un détour. Mon trajet est plus long, mais la montée est plus tôt, un peu plus douce, et me permet de finir par une minute de calme plat.

Enfin, au cas où, j’ai ajouté un gant, une serviette et une chemise de rechange dans mon sac.

Voilà pour ce problème : ma voiture peut avantageusement être remplacée par un vélo, un déo, un repos et si il faut, un point d’eau !

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mardi 18 septembre 2012

Semaine de l’immobilité

Filed under: Actualité,Développement durable,Orléans,perso — mazzhe @ 9\0957

Cette semaine, c’est la semaine de la mobilité…

A Orléans, l’AgglO propose différentes animations ou évenements
Je serais bien allé à la conférence de ce soir, et j’aurais aussi voulu faire un petit tour à vélo pour prendre quelques photos.
Hélas, pour moi, ce sera une semaine d’immobilité ! Je suis cloué à mon fauteuil le temps d’un lumbago…

Aie !

lundi 10 septembre 2012

A-t-on vraiment besoin d’une voiture ?

Comme je vous l’expliquais dans mon dernier article, ma femme et moi hésitons à reprendre une voiture.
Cette réflexion tombe à point, juste avant la semaine de la mobilité (journée sans voiture).
Voici les éléments de notre réflexion…

Nous avons besoin d’une voiture parce que, pour faire court, nous sommes une famille nombreuse !
Détails…
– Avec 5 enfants entre 9 et 1½ ans, partir en vacances sans voiture, par exemple par le train, c’est plus cher, mais surtout difficile, très galère, impossible, impensable, inimaginable, laissez tomber.
– Aller faire les courses à vélo, pour un couple d’amoureux, c’est très bucolique… Mais pour 7 personnes, ça devient plutôt acrobatique ! (comptez environ 18 litres de lait, soit 3 packs, par semaine, puis ajoutez 50 yaourts, « un peu » de chocolat…)
– Et le mercredi ? Aller chercher l’ainé (et son violoncelle) au solfège, emmener le deuxième (et un copain) à la piscine, et il serait bien que notre numéro trois fasse une activité, aussi, cette année, pour éviter de se défouler sur le canapé… Ah zut, il y a aussi le rendez-vous d’ophtalmo de notre fille… Les transports en commun, c’est pratique, mais c’est nettement moins rapide…
– On est toujours en train de réaménager notre maison. Vous croyez qu’on peut mettre des plaques de plâtre dans le tram ? Emporter une baignoire à la déchetterie sur mon vélo ?
– Nous avons accepté des responsabilités associatives, ce qui entraîne quelques réunions vespérales. On peut se débrouiller pour se faire emmener, mais qui remmènera notre babysitter à 23h30 ?

D’un autre côté, nous avons de la chance parce que…
– Je travaille maintenant à domicile, ou à Paris. Je peux donc atteindre mon lieu de travail, suivant les jours, en pantoufles ou en bus+train+vélib.
– Ma chère et tendre ne travaille pas, enfin si, elle a beaucoup de travail, puisque nous avons 5 enfants, mais pour la maison, à la maison.
– L’école est à 5 minutes à pieds (et encore : les pieds de notre fille de 3 ans, qui n’est pas toujours pressée d’avancer)
– Nous avons un supermarché tellement proche de chez nous que je reviens avec le chariot pour le vider directement dans le frigo avant de le remmener sur le parking (et il m’est arrivé d’être plus rapide que ceux qui chargent leur voiture). Il propose moins de choix que le grand hypermarché un peu plus loin, ni les scanners qui permettent de passer plus rapidement à la caisse, mais on ne va pas se plaindre.
– Nous avons 3 lignes de bus et 1 ligne de tram à moins de 1 km.
– J’ai réussi à réparer mon vélo.
– Orléans lance dans une semaine son service d’auto-partage : Auto’Tao. Une station sera à moins d’1 km de chez nous. Aucune voiture ne permettra de mettre 5 enfants (et 4 sièges auto) et 2 adultes, mais on ne se déplace pas toujours avec le cheptel au complet…

Et pour couronner le tout :
– Mes parents, actuellement en coopération à l’étranger, m’ont demandé de veiller sur leur voiture. Équipée de strapontins dans le coffre, elle peut occasionnellement emmener 7 personnes (si il n’y a pas de bagages).

Nous avons donc décidé de tenter l’expérience d’une année sans voiture.

L’idée n’est pas de renoncer à la voiture, mais de profiter de nos conditions actuelles, pour évaluer notre besoin réel. A chaque fois que nous emprunterons la voiture de mes parents, nous noterons le temps, le kilométrage, et le coût si nous avions loué la voiture d’Auto’Tao ou celle d’un loueur privé.
Nous pourrons, à la fin de l’année, faire le bilan de l’expérience, et décider ou non de racheter une voiture…

mercredi 5 septembre 2012

Nouvelle année, nouvelle vie, nouvelle expérience.

J’ai hésité pour le titre de cet article :
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » sonne bien, mais c’est d’un trop haut niveau pour ce que j’ai à dire.
« C’est la rentrée ! » est peut trop classique…
« Le changement, c’est maintenant » a un air de déjà vu…
Mais c’est un peu tout ça que je veux écrire ce soir.

Non, je ne vous parlerai pas de mon bonheur professionnel, je veux vous parler de ma voiture (sujet qui peut paraître inhabituel sur ce blog, mais vous allez vite comprendre pourquoi).

J’avais une voiture qui avait déjà pas mal roulé, puisqu’elle avait dépassé les 15 ans et 350 000km. Mais lors du dernier contrôle technique, le contrôleur m’a confirmé ce que je pensais : ça y est, c’est fini. Paix à son âme.

Première question :
Que faire d’une voiture qui roule encore correctement, mais qui vaut moins que le coût de la remise aux normes ?
Je n’avais pas envie de la jeter dans une casse quelconque. Je m’y étais un peu attaché et je n’aime pas jeter ce qui peut encore servir…
J’ai trouvé une solution plus noble : je la donne demain à une association « les autos du cœur« , qui procédera aux réparations nécessaires pour qu’elle soit sûre et qu’elle aie le droit de rouler. Elle servira ensuite pour une famille qui n’a pas les moyens d’en acheter une.
Tout le monde est content : la future famille, l’association, la voiture et moi.

Deuxième question :
Comment la remplacer ?
Nous avions bien anticipé le besoin et mis de l’argent de côté. Mais en a-t-on assez ? Quelle voiture choisir ? Après avoir, au début de l’été, comparé longuement les petites annonces et le compte en banque, on a fini par se poser la question de notre besoin réel.

On en arrive donc à notre troisième question :
En a t-on vraiment besoin ?

Je vous détaillerai notre réflexion, et notre décision, dans les jours à venir.
Ceux qui sont cependant impatients de connaître la réponse peuvent toujours relire le titre et le premier paragraphe de cet article… 😉

dimanche 23 mai 2010

Troll en voie de disparition

Qu’est-ce qu’un troll ?

  • Dans le monde des dieux du Nord, l’Yggdrasil, puis après dans le monde la littérature, le troll est un géant incarnant les forces naturelles.

Le troll mythologique est, semble-t-il, disparu.

Le troll littéraire est, lui, une espèce non menacée. Des nouveaux spécimens naissent régulièrement dans la littérature fantastique et les jeux vidéos.

  • Dans le monde virtuel d’internet, un troll est un message susceptible de générer des polémiques non-constructives. (« Qu’est-ce qui est mieux : Linux ou windows ?« )

Le troll informatique est, hélas, un fléau envahissant qui ne semble pas près de disparaitre. Sa profusion est visible sur de nombreux forums. Merci de ne pas les nourrir…

  • Dans le monde offshore, Troll est un gisement de gaz.

Le Troll offshore est voué à l’épuisement.

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Je veux vous parler aujourd’hui d’une autre espèce de troll, bien réelle : le P-troll (Powerful troll). Cette espèce est en voie de disparition, et sa disparition risque d’être catastophique pour l’humanité. En effet, le P-troll étant super fort, des grandes compagnies l’exploitent intensément et vendent cette énergie.

J’étais vendredi à une conférence organisée par la ZECO à propos de ce P-troll et de l’avenir du monde sans lui. C’était fort intéressant, très clair et à la portée de tout le monde ! Merci MM. Thévard.
Sans en faire un compte-rendu complet, voici quelques notes ou phrases qui m’ont marqué…

Tous les spécialistes sont d’accord : la production de P-troll va cesser de croître. La question est « quand ? ». Un moyenne faite sur 20 modèles différents, du plus optimiste au plus pessimiste, nous dit : « le pic aura lieu en 2022. Après cette date, ça va diminuer. » C’est dans 12 ans ! Mon ainé passera son bac… C’est demain…

Sachant cela, les prix du P-troll vont augmenter. Sans cesse. Mais ce n’est pas grave, car de toutes façons, comme il y en aura de moins en moins, ceux qui en ont le garderont pour eux, et ne le vendront pas ! Donc nous n’en aurons plus.

Bon, mais alors, peut-on remplacer ces trolls par d’autres créatures pour produire de l’énergie ? Par exemple, si au lieu d’exploiter des trolls, on exploitait des humains, ce serait possible ? Oui, mais le P-troll est très très fort ! Pour remplacer le P-troll dans son travail, il faut entre 6 et 60 hommes, suivant le travail à faire.
Imaginez un peu : au lieu d’acheter 1L de P-troll à 1,4€, il faudrait acheter pour 540€ à 5 400€ d’energie humaine (tarif SMIC), c’est à dire 400 à 4 000 fois plus cher ! Aie aie aie…

Actuellement, pour chacun d’entre nous, il faudrait 28 « esclaves énergétiques » pour notre transport, 27 pour notre électricité (pour pouvoir écrire sur nos blogs…), 21 pour le chauffage… Au total, 118 esclaves (dont 5 qui ne servent à rien : ils produisent de l’énergie qui sera perdue.)
Vous imaginez un peu ? C’est une sacrée solution au problème de chomage, non ? (sans compter que ces esclaves là ont eux aussi besoin d’esclaves pour être nourris…)

Donc, plus sérieusement, on ne peut pas continuer comme ça, il faut qu’on accepte de baisser notre consommation d’énergie, pour sauver les trolls, les esclaves et la planête !

Comment faire ? Diminuer la surface des logements, consommer localement et moins, recycler et réparer, etc.

Si il n’y a plus de moyens de transports, l’autonomie alimentaire de la région parisienne est de 2 jours ! Pour la région Centre, c’est plus rassurant : on pourra manger du blé à s’en faire éclater la panse. En revanche, il ne faudra pas compter manger de la viande.

En conclusion, M.Thévard disait : « La seule diminution de nos consommations ne suffira pas. Il faut réorganiser nos modes de vie. Il faut recentrer les besoins vers l’Homme. »

Ca, ça me parle…

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